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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 03:06

Me revoilà après 3 jours d'absence qui étaient nécessaire pour vous revenir un peu plus en forme.  Les douleurs que je connaissais et qui ont amplifiées depuis déjà un bon moment à l'aile iliaque droite qui s'étendent dans ma fesse me causent des douleurs dont je pourrais très bien me passer.  Elles m'invalident plus que je ne l'aurais cru, au point de me réveiller la nuit.   Ça m'empêche de me tenir debout plus de quelques minutes sans souffrir énormément.  Je ne peux demeurer assise dans la même position sans ressentir cette douleur aigüe qui me va droit au coeur.  Je me questionne sur les médicaments que je prends pour me soulager et je crois que je devrai revoir mon médecin parce que le soulagement est moindre et cela me fait plus dormir que me soulager.  

 

Comme si ces douleurs ne suffisaient pas,  il a fallu que mon genou fasse des siennes.  Encore une fois un problème de déchirure de ligament qui me fait souffrir.  Je dois porter pour marcher une genouillère à armatures souples pour éviter de me blesser à la marche.Osteopathe

 

En mars dernier, ce genre de blessure était survenu à mon genou gauche et cela m'avait empêchée de partir en voyage.  Le repos, des anti-inflammatoires et des applications de glace avaient réussi à résoudre le problème après quelques semaines. 

 

Je ne sais pas comment cette blessure est apparue, sûrement un mauvais mouvement a causé cette blessure.

 

  Tous ces incidents m'ont rendue tellement épuisée ces derniers jours, je n'avais qu'à m'installer confortablement devant la télé et je m'endormais pour plusieurs heures.  Je ne rattrapais pas cette fatigue qui envenime chacune de mes journées.  L'impression de ne pas avoir assez dormi est toujours présente et le découragement et l'anxiété me gagne parce que je ne sais pas si ce sont vraiment les médicaments qui causent cette somnolence ou si  ce n'est pas plutôt la maladie qui a gagné du terrain. 

 

Lorsque mon nouveau médecin de famille m'a prise en charge, il m'a prescrit des patchs de Fentanyl (dérivé de morphine) qui me soulageaient très bien.  Maintenant, les doses sont plus puissantes et je devrais être en mesure d'éprouver encore davantage de soulagement et je ne ressens que fatigue et somnolence.  Je n'ai plus le  goût d'être un zombie, j'ai le goût de profiter de chaque journée sans les passer à dormir.

 

Bien sûr il faut que j'accepte que mes douleurs amplifient au fil du temps et que je devrai également accepter de nouveaux médicaments plus puissants.  Je me souviens d'il y a un peu plus d'un an où je n'avais pas besoin de narcotiques pour me soulager, de simples Tylénol ou Advil suffisaient amplement.  Les examens passés dernièrement prouvent que pourtant l'évolution des métastases n'est pas présente, tout est sous contrôle et je devrais être heureuse et ne pas angoisser  et me réjouir de ces bons résultats.  Pourtant, cette angoisse pourrit ma vie.

 

Il suffit d'avoir le cancer pour justement avoir peur que tout bascule l'espace d'une visite chez l'oncologue et que les nouvelles soient moins bonnes.  Comme mes analyses sanguines (série-onco, CA 15-3, CEA etc...sont à faire lundi, la peur est présente parce que cela fera 6 mois  que je ne les ai pas faites.  Habituellement, je les fais aux 4 mois mais comme les derniers examens (scintigraphie osseuse, IRM) que j'ai fais étaient très bons, mon oncologue préférait attendre à maintenant pour les faire étant donné que je le vois le 20 août.  L'attente que cela fasse 6 mois  pour les faire  m'inquiète, il ne s'est jamais écouler autant de temps.  Déjà que cela m'inquiète lorsque je les fais aux 4 mois, imaginez lorsque ça fait 6 mois. 

 

Au sujet de ma perte de poids, autre problème qui m'inquiète et qui pourtant ne semble pas inquiéter mon médecin de famille et mon oncologue,  pourtant cela ne m'empêche pas de m'inquiéter.  Lorsque j'ai vu mon médecin de famille en juin j'avais perdu 20 livres.  J'en suis maintenant à  25 de perdues.   Le stress m'enlève l'appétit et comme je suis très stressée ces derniers mois,  je ne devrais pas m'inquiéter outre-mesure. 

 

Dans l'attente du diagnostic de mon cancer,  j'avais perdu  également 25 livres.  J'ai repris ce poids dès que j'ai débuté le traitement avec Arimidex et cela m'a fait prendre 30 livres.  Deux ans après avoir débuté le traitement, voilà que je recommence à perdre du poids.   Par contre, je dois dire que cela me va très bien d'avoir perdu tout ce poids.  J'ai dû refaire ma garde-robe en  achetant de nouveaux vêtements pour l'été et d'en apporter chez la couturière pour faire rapetisser des blouses, des bermudas et si cela se maintient, je devrai en faire autant avec mes vêtements d'automne.  Si cette perte de poids n'est pas causée par un problème de santé, alors je ferai en sorte de continuer à en perdre pour ne jamais reprendre ces 30 livres.

 

J'aimerais tant ne pas angoisser comme je le fais, mais malgré que je réussisse à me contrôler certains jours, il y  en a d'autres où je ne réussis pas.  Il est vrai que lorsque le temps des examens arrive, le stress est plus présent et cela est tout à fait normal, je ne suis pas la seule à ressentir ces épisodes de stress.  Même les personnes en rémission ont la trouille lorsque vient le moment de faire des examens de contrôle.  Cela ne nous échappe pas, ça fait parti de ce que nous vivons.

 

 

 

 

 

 

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commentaires

margareth 03/08/2012 12:42


Tu parles beaucoup dis-tu, mais c'est tous les jours, toute l'année, alors qu'en ce qui me concerne, c'est seulement pendant les vacances !  Je ne saurais dire pourquoi nous maigrissons. Le stress ? En dehors des périodes d'examens (tous les trois mois) je ne pense
guère à la maladie. Depuis mon arrivée ici, il y a cinq ans, j'ai perdu neuf kilos sans suivre le moindre régime.

bfrance 04/08/2012 02:31



Oui tous les jours et toute l'année:)  Eh tu dois avoir le goût de te défouler lorsque tu as la possibilité de jaser si peu de fois.  Je serais malheureuse.  Peut-être que
notre métabolisme a moins besoin de se gaver.  Le stress oui en ce qui me concerne il me fait maigrir.  Moi non plus en dehors des périodes d'examens je ne suis pas stressée, mais si la
douleur ne me lâche pas, j'ai moins d'appétit et c'est ce qui est sûrement arrivé aussi.  Je pensais aussi que mon corps s'est habitué à Arimidex qui m'a fait prendre du poids au début et
que maintenant il ne me fait plus engraisser.  J'avais pris 25 lbs au début du traitement et dans les mois qui ont suivis.  J'avais perdu le même poids au début de mon cancer lors de
l'attente de la biopsie et j'ai repris avec Arimidex.  Je crois qu'il ne faut pas trop se questionner, nous stressons inutilement.  Bon samedi à toi.



Kelly 30/07/2012 20:53


Avant l'annonce du cancer, un examen ne m'affolait pas, maintenant je redoute le résultat de la moindre prise de sang. Comme tu dis en qq minutes tout peut changer. Mais il faut garder confiance
malgré notre peur. Bisous bisous


 

bfrance 31/07/2012 04:02



C'est vrai que c'est affolant les prises de sang après avoir eu un cancer du sein.  J'avoue par contre que même avant le cancer, j'y pensais aux résultats, il y a tellement de cancer
maintenant, nous ne sommes pas à l'abri, la preuve nous en avons eu  un.  Tout peut  basculer en quelques minutes, mais je souhaite de tout mon coeur que rien ne bascule et
que tout demeure aussi bien.  Bisous bisous à toi et à demain!



margareth 29/07/2012 20:37


Bien que je ne prenne actuellement aucun médicament contre la douleur j'ai aussi cette sensation constante de dormir debout. La fatigue, aussi, qui souvent cet été m'a empêchée de suivre mes amis
ou ma famille lors d'excursions. Et pour la première fois depuis des mois, au cours des trois semaines j'ai perdu 4 kg sans suivre de régime. Mais il est vrai que j'étais bien entourée et que
j'ai beaucoup bavardé (!). Cela demande sans doute beaucoup d'énergie quand on a perdu l'habitude ;-)

bfrance 30/07/2012 01:47



Tu as de la chance dene prendre aucun médicament contre la douleur, j'espère que tu pourras t'en passer encore longtemps.  La fatigue pour toi et moi semble similaire, nous n'avons
pas l'énergie de faire des activités.  Crois-tu que notre fatigue, notre stress soient la cause de tous ces désagréments, j'y crois de plus en plus.  Le stress tue on le dit si souvent
et il nous épuise.  Tu me fais rire avec le bavardage qui ferait perdre des kilos,  si mon mari te disais qu'il trouve que je parle trop et c'est le cas, ça doit être relié à tout ce
bavardage cette perte de poids.  IL faut bien rire, c'est ce qui nous fait aimer la vie.



Profil

  • bfrance
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. 

Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.

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