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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 05:50

Comment avoir une attitude rassurante?

Que ça soit un ami, un collègue de travail, notre conjoint, nos enfants, la famille, comment peuvent-ils nous aider? Ce n'est pas facile pour eux, et ils font souvent l'autruche et ne veulent pas en entendre parler, car ils n'y croient pas. Même nous qui recevons le diagnostic n'y croyons pas trop. Nous sommes tellement assommés par la nouvelle, il faut prendre le temps de la digérer. Lorsque c'est impossible dans notre entourage de pouvoir évacuer tout ce qui est ressenti face à un diagnostic si grave, nous devons nous tourner vers des aidants-naturels. Nous ne voulons pas toujours parler de cette maladie à la maison pour retrouver une atmosphère vivable, mais c'est très difficile. C'est le pourquoi il faut se tourner vers des professionnels qui peuvent nous aider énormément. Que nous le voulions ou pas, nous avons plein de scénario qui nous trotte dans la tête. Surtout au retour de la visite médicale, nous ne retenons pas tout ce que le médecin nous dit, nous avons les idées brouillées et la tête ailleurs.

J'ai évité de pleurer devant mon mari pour ne pas le décourager, et je pense sincèrement que je me suis montrée forte dès le départ pour l'encourager. Mais depuis une semaine, les larmes ne viennent pas mais je suis triste, je réalise vraiment ce qui m'arrive et je n'y crois pas car je suis, malgré la gravité de mon cas en forme, et personne ne pense en me voyant que j'ai un cancer car j'ai un teint santé, et je me maquille. J'ai toujours été une femme coquette et je continue de l'être. C'est très bon pour mon moral.

Dès que je recevais des mauvaises nouvelles, je ne téléphonais ni à ma mère ni à ma soeur, je les évitais. Mais je pouvais en parler sans problème à des connaissances. Comment expliquer tout ça? Je pense que je ne désirais pas alarmer ma mère et ma soeur et je me fermais comme une huître. Tout ceci a duré de janvier à juillet, maintenant elles savent tout de mon cancer, et s'accrochent autant que moi à l'espoir. Pour l'instant les mauvaises nouvelles sont terminées j'en ai assez reçues. Je n'en veux plus, mon état est déjà suffisamment grave, je n'ai pas besoin d'en ajouter.

Je vous mets un lien intéressant sur le sujet des aidants-naturels, ça vous aidera j'en suis persuadée à comprendre les étapes que nous devons franchir pour être bien à l’aise d’exprimer nos peurs, nos craintes, notre chagrin, notre désarroi et évacuer le torrent de larmes enfouies.

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/ArticleComplementaire.aspx?doc=accompagner-un-proche-malade-comment-avo

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  • bfrance
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. 

Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.

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