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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 17:42

Une journée très humide aujourd'hui, je n'ai pas du tout envie de bouger, la chaleur est écrasante.  Je ne sais pas si  pour vous la chaleur vous empêche de faire quoi que ce soit et même de ne pas avoir d'appétit.   Pour ce qui est de moi, la chaleur est invalidante et mon appétit est très diminué lors de ces grandes chaleurs.  J'en profite donc pour publier des articles dans la fraîcheur de mon bureau, bien installée dans ma chaise avec les ventilateurs qui fonctionnent à la vitesse turbo.

  

J'espère que vous avez aimé la publication des photos de mes plates-bandes et de mes jardinières d'annuelles.  C'est tout un travail de s'en occuper, mais un travail que j'adore.  Je crois que j'aurais pu si je n'avais pas été malade me spécialiser dans ce domaine que j'affectionne particulièrement.  J'aurais aimé ce genre de travail qui m'aurait rendue très heureuse.  Il est important de se lever le matin en ayant le goût de se rendre au boulot et ce n'est malheureusement pas le cas pour tout le monde.  Rien de pire que de détester son travail et de s'y rendre à reculons lorsque nous savons que nous le ferons sur une longue période de notre vie.  Il est possible de se recycler et de changer carrément le domaine dans lequel nous travaillons et plusieurs l'ont fait, rien n'est impossible.

  

J'ai pratiquement été secrétaire pendant toutes les années que j'ai travaillé.  Dans les  dernières années des conflits interpersonnels ce sont produits et j'ai du prendre une grande décision, celle de continuer et en devenir malade ou de tout laisser tomber.  Après avoir subit pendant quelques années ces problèmes au travail, j'ai choisi après un long congé de maladie de 7 mois de prendre une année sans solde  pour réfléchir à mon avenir.  La décision n'a pas été facile à prendre.  Évidemment on s'interroge  toujours sur le budget qui sera moindre avec une personne en moins qui rapporte un salaire.  Nous en avons discuté mon mari et moi et nous en sommes arrivés à la conclusion qu'il fallait que je démissionne, c'était ma santé avant tout.

  

J'ai eu la chance que mon congé sans solde soit rentable parce que mon médecin m'avait remis un papier médical qui m'interdisait de retourner dans cet environnement malsain.  L'assurance chômage, a donc autorisé que je sois admissible à recevoir des prestations d'assurance chômage à mon grand soulagement. 

  

Après avoir reçu de l'assurance chômage pendant presque un an, je ne recevais plus aucun revenu par la suite et cette période a été difficile.  Je me suis retroussée les manches et j'ai pris des décisions afin de pouvoir me recycler dans un autre domaine.  L'assurance chômage m'offrait des rencontres avec une technicienne en travail qui m'aidait afin que je puisse voir avec elle dans quel domaine je pourrais me diriger.   C'était un travail sur moi qui m'a fait prendre conscience que je n'étais pas une moins que rien après avoir vécu avec deux patronnes et un patron du harcèlement psychologique et du rabaissement qui me dégradait.  J'ai beaucoup apprécié ces rencontres qui ce sont échelonnées sur six mois à raison d'une fois par semaine.  Ces rencontres ont été bénéfiques parce que j'ai compris et surtout appris que je n'avais pas à subir ce que j'ai vécu sans jamais lever le ton.  Je me refermais et j'encaissais sans me défendre.

 

Je n'avais plus confiance en moi et la peur de revivre ces moments difficiles me hantait.  J'en ai même fait une dépression et je crois que tout cela a fait en sorte que j'ai eu un cancer un an et 9 mois après avoir démissionné.  Tout ce stress que j'avais accumulé de 1998 à 2005 a été nocif pour ma santé psychologique et physique.  Aujourd'hui j'en paie le prix avec ce cancer qui a été diagnostiqué en janvier 2009.    Je ne voulais plus être secrétaire et le goût d'être dans le domaine de l'esthétique m'avait toujours intéressée.  Je me suis rendue  à un salon sur l'esthétique qui avait lieu  à Montréal et c'est à ce moment que j'ai découvert ce que je voulais vraiment.  Je ne voulais pas suivre un cours qui durerait plus d'un an,  ce qui voulait dire une autre année sans revenu.  Après avoir visité plusieurs kiosques sur le métier de technicienne en pose d'ongles, j'ai choisi mon école et l'aventure a débuté.

  

Ce cours était tout de même assez dispendieux, mais j'étais prête à tenter cette expérience parce que je me voyais bien dans ce domaine.  De plus, ce cours me donnait la possibilité d'être travailleuse autonome, ce qui voulait dire plus de patron.  C'est moi qui décidait de mon horaire de travail, du prix demandé pour une pose d'ongles, un manucure, etc...

 

Comme j'affectionne Montréal, j'étais heureuse de m'y rendre à toutes les semaines.  Triste de quitter mon mari mais heureuse de suivre mon cours.  J'ai vécu chez une amie le temps des cours, et j'avais la chance qu'elle n'habite pas très loin de l'école.  Je me retrouvais citadine dans la circulation matinale de Montréal pour me rendre à mes cours.  J'ai appris encore une fois à me faire confiance en conduisant dans cette grande ville.  Jamais je n'aurais pu le faire auparavant.

 

Malgré tout ce que j'ai vécu avec cette épreuve au travail et par la suite le cancer, j'ai réalisé que j'ai du faire un très long parcours pour en arriver à être la femme positive que je suis devenue.   On dit que les épreuves de la vie font en sorte de nous faire évoluer et grandir et c'est ce qui m'est arrivée.  Bien sûr, j'aimerais avoir la santé pour continuer sur la route que je m'étais tracée dans un nouveau travail, de pouvoir m'épanouir en pratiquant le métier que j'aimais, de m'être bâtie une clientèle fidèle, et d'avoir davantage confiance en moi.  Si je 'avais pas eu l'ablation de mon sein et le curage axillaire qui hypothèque mon bras et mes douleurs au bas du dos, je pourais encore le pratiquer.  La vie en a voulu autrement pour moi et je me rends compte que je suis fière de la femme que je suis devenue.

 

 

Si vous vivez des difficultés au travail, prenez le temps de bien réfléchir et d'envisager toutes les possibilités qui peuvent s'offrir à vous afin de quitter définitivement ce milieu malsain qui ne peut que vous détruire.

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:31

Si l’on guérit de mieux en mieux du cancer, de nombreux progrès restent à faire en ce qui concerne l’après-cancer, principalement d’un point de vue social : regard des autres, réinsertion professionnelle…

 

Le retour à la vie après un cancer, je vous en ai déjà parlé et je pense que c'est un sujet encore tabou pour plusieurs employeurs comme ce l'est avec nos proches parfois.  Les personnes qui ont eu un cancer peuvent l'envisager différemment le retour à la vie active "normale".  Un retour au travail pour plusieurs est signe que tout va bien, que vous êtes en rémission et que vous voulez reprendre votre routine du métro-boulot-dodo ainsi que vos activités.

 

Pour d'autres un retour au travail est un fardeau juste à penser à rencontrer les collègues, de leur réaction quand ils vous reverront.

 

Nous n'avons pas à nous cacher parce que nous avons été malades et aucun employeur ne peut refuser le retour de ses employés, mais malheureusement ça s'est déjà vu.  Pour un employeur, sa plus grande crainte est que cet employé récidive et qu'il lui coûtera cher en assurance-salaire et c'est ce qui fait que certaines personnes ne peuvent réintégrer leur travail.  Le questionnement de la performance de cet employé qui revient.  Sera t'il apte à faire son quart de travail complètement. Devra t'il lui accorder plus de pause-café pour se reposer, tout est possible. Un employé qui travaille au privé a plus de chance de se faire congédier qu'un employé au gouvernement. Les syndicats protègent les employés malades.

 

Toutes ces hypothèses de retour au travail ne devraient pas exister parce que le cancer n'est pas une maladie honteuse et que l'employeur doit donner la chance au coureur.

 

J'ai déjà entendu d'une amie que sa soeur qui avait fait une dépression n'a pas pu réintégrer son poste de directrice dans une banque car on lui a donné comme raison qu'elle ne serait plus en mesure d'accomplir ses tâches qui génèrent un grand stress. L'employeur l'a transférée comme caissière, vous imaginez, cette dame revient d'une dépression qui l'a empêchée de travailler très longtemps et l'employeur a trouvé rien de mieux que de l'assigner à une tâche moins bien rémunérées et moins performantes. C'est difficile pour l'estime de soi.

 

Il en est de même avec le cancer, les personnes reviennent au boulot et ne savent pas trop comment elles seront perçues de leurs collègues et patrons. Et pourtant la vie continue après un cancer et il est normal de vouloir reprendre la vie d’avant la maladie.

 

Peu importe le travail que vous faisiez avant la maladie, vous êtes en mesure de le faire après.

 

  On la scrute du regard!

 

 

 Oh mauvaise nouvelle?

 

 

Oufff que j'ai du boulot!

 

 

Je prends ça calmement, un jour à la fois!

 

Les obstacles à lever en priorité ? Le manque d’anticipation, le dialogue insuffisant avec le médecin du travail, l’incompréhension de la hiérarchie et des collègues. Mener des action basées sur le dialogue et l’accompagnement personnalisé (formalisation des consultations de l’après-cancer, visite de pré reprise professionnelle systématique, aménagement) et impliquant tous les acteurs (salarié, médecin du travail, oncologue, médecin traitant, ressources humaines) devrait faciliter le passage du statut de malade à celui de personne de retour dans la vie.

 

 

 


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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 06:38

Suite à cet article, que pensez-vous de cela,  la difficulté à réintégrer le marché du travail après un cancer?  Ça n'a pas sa place ses agissements de la part des employeurs et il faut que ça change.  C'est de la discrimination et c'est inadmissible.

  

Je serais curieuse de savoir combien de Québécoises ont dû vivre ce problème de retour au travail ainsi que vous aussi mes amies les Européennes.

  

  • Quels étaient leurs critères pour vous décourager à ne plus revenir?  Les raisons étaient t'elles fondées?

 

  • La peur de récidive et de devoir vous faire remplacer le temps de vos traitements?  Il y a plusieurs raisons qui influencent un patron, si vous connaissez la raison de votre parton qui vous a refusé le retour au travail, faites-nous en part.  Il faut réagir et vite.

 

Pour ma part je n'ai pas eu à vivre cela car je ne travaillais plus depuis le mois de décembre 2008 et j'ai appris le cancer en janvier 2009 et plus de possibilité de travailler par la suite avec mes traitements tous les mois à vie pour mes métastases osseuses.

 

J'ai bien hâte de connaître votre histoire, nous allons débattre ce sujet car c'est important.  Nous ne sommes pas des extra-terrestres après avoir eu un cancer et ça n'affecte pas notre talent pour réintégrer le travail.

 

Chacune a une histoire à raconter à ce sujet et ce sera un sujet intéressant, à suivre...!

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 16:39

Comment envisagez-vous le retour au travail après vos traitements terminés. Croyez-vous que vous aurez besoin de quelques mois pour retrouver toute votre énergie. Votre médecin vous autorise combien de mois de congé maladie?

Tout dépend de votre état de santé, des traitements reçus, de votre fatigue, du temps que vous mettrez à récupérer. Tant de chose entre en ligne de compte:

Votre état général
Votre fatigue
Votre sommeil
Votre alimentation, vous nourrissez-vous bien pour reprendre toutes vos forces
Le côté financier, qui vous obligerait à recommencer plus rapidement

Chacune vit ce retour différemment. Certaines ont le goût de retourner pour sortir de la maison, elles ont besoin du côté social. Nous sommes tellement appelées à se déplacer dans les hôpitaux pendant les traitements, et côtoyer des médecins, des infirmières, des malades, qu'il est primordial de retrouver un milieu qui nous fera oublier ces moments difficiles.

Nous avons aussi la peur de rechuter après les traitements, et cette peur fait en sorte que nous y pensons toujours. C'est une peur normale qui fait partie du processus. Nous n'y pouvons rien. Nous espérons toutes que ça ne reviendra pas, mais personne ne peut le savoir.

Allez-y à votre rythme, prenez le temps de récupérer pour envisager un retour au travail si vos besoins financiers vous le permettent. Un retour à temps partiel est bien aussi et en général ici au québec, après un long congé le retour à temps partiel est permis et même conseillé.

Évaluez votre situation, parlez-en avec votre conjoint, votre médecin, votre employeur et vous serez en mesure par la suite de prendre la bonne décision. Et pourquoi ne pas envisager de changer de profession, retournez aux études si vous n'aimiez pas votre travail. Après un cancer, nous pouvons réévaluer notre vie et prendre une autre direction pour être heureuse dans ce que nous accomplissons tous les jours.

Nous n'avons pas eu une mauvaise grippe mais un cancer et tous les produits chimiques que notre corps a reçus fait en sorte que notre système a besoin d'un temps de repos pour retrouver nos pleines capacités.

Si vos moyens financiers ne vous permettent pas de poursuivre un arrêt de travail, informez-vous, il y a des organismes qui pourront vous aider à subvenir à vos besoins le temps de bien guérir.

La vie continue après un cancer du sein, mais mon optique de vie a changé aussi, je pense à moi, ce que je veux, ce que je ne veux plus. Je suis devenue un tantinet égoïste et je pense qu'il est bien de penser plus à moi.

Je vous souhaites à toutes de prendre la bonne décision afin de vous accomplir dans ce que vous aimerez et de guérir. Prenez maintenant le temps de vous chouchouter et de vous distraire en attendant le retour au travail.
Nous le méritons vous ne croyez pas après ce dur combat?


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Profil

  • bfrance
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. 

Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.

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