Améliorer le dépistage du cancer du sein pour éviter les erreurs de diagnostic, auto-examen des seins, traitements, recherche sur les types de cancer du sein, examens, rendez-vous avec l'oncologue, médecins de famille et divers spécialistes, retour au travail après le cancer, alimentation, sexualité et cancer du sein, prothèses externes, partielles, reconstruction...
Un aperçu des différents types de cancer du sein:
Personnellement j'ai un cancer canalaire et lobulaire, et le cancer du sein lobulaire est plus difficile à détecter selon mes recherches, d'où le retard du diagnostic probablement dans mon cas. Ma masse était très palpable contrairement à ce qu'on dit sur les cancers lobulaires. Mais la mammographie n'a jamais détecté la masse de 4.5 cm. C'est pour cette raison que je fais une recherche sur les différents types de cancer afin d'essayer de comprendre pourquoi mon cancer a été détecté si tard et trop tard.
Differents types de cancer du sein existent. Précisions sur les adénocarcinomes canalaires/lobulaires infiltrants, in situ, et autres ... pour mieux comprendre.
EXISTE T'IL DIFFERENTS TYPES DE CANCER DU SEIN ?
Oui, il existe différents types de cancer du sein.
95 % des cancers du sein se développent à partir des cellules des canaux et des lobules* : on les appelle des adénocarcinomes canalaires (cf définition adénocarcinome dans le glossaire, rubrique à savoir).
Plus rarement, les cancers naissent dans les lobules : ce sont alors des adénocarcinomes lobulaires.
Ainsi, lorsque l'anatomopathologiste regarde au microscope les cellules malignes, il détermine tout d'abord si elles sont de type canalaire ou lobulaire (les deux formes peuvent néanmoins coexister parfois).
Parenthèse mais notion à savoir me semble t'il : certains adénocarcinomes ont un aspect particulier reconnaissable au microscope. On les regroupe en "sous catégories" : tubuleux, médullaire, mucineux, papillaire, kystique. Le pourcentage de femmes qui développent ces formes un peu particulières de cancers est faible. Mais il est important de les reconnaître car ces cancers sont moins agressifs que les carcinomes habituels surtout si en plus la tumeur est de petite taille.
Donc en partant de la définition des adénocarcinomes, on distingue plusieurs situations :
1 - Les cancers infiltrants (ou cancer invasif) : c'est à dire que les cellules cancéreuses ont infiltré le tissu voisin.Dans ces cancers infiltrants, il existe deux sous catégories.
- Le cancer canalaire infiltrant ou adénocarcinome canalaire infiltrant (CCI) : c'est le cancer du sein le plus fréquent. A mesure que les cellules cancéreuses envahissent le sein, elles créent une inflammation et un tissu fibreux, non cancéreux, se développe pour envelopper la tumeur. Ainsi le cancer lui-même est souvent plus petit que la taille de la boule palpée.
Selon l'emplacement du cancer, le mamelon peut se rétracter ou parfois produire un écoulement.
La peau peut également changer d'aspect, former un pli, se rétracter ou même prendre un aspect de "peau d'orange". Attentions, tous ces aspects peuvent aussi être la conséquence d'une affection bénigne.
- Le cancer lobulaire infiltrant ou adénocarcinome lobulaire infiltrant (CLI) : c'est la deuxième forme de cancer du sein par ordre de fréquence (environ 15 %). Ces cancers ne provoquent pas d'inflammation et sont donc moins palpables et moins visibles à la mammographie. En partie pour ces raisons, lors de leur découverte, ces cancers auront déjà une taille supérieure aux cancers canalaires.
2 - Les cancers in situ : contrairement aux cancers infiltrants, parfois les cellules cancéreuses sont uniquement à l'intérieur des canaux ou des lobules, le tissu voisin n'est pas infiltré : on parle alors de cancer in situ.
Les cancers in situ sont quelquefois considérés comme des "pré-cancers". Dans ces cancers in situ, il existe également deux sous catégories.
- Si les cellules cancéreuses sont dans les canaux, on parle de cancer intra-canalaire ou carcinome canalaire in situ (CCIS). Ce cancer était rarement observé avant le dépistage par mammographie.
Huit cancers in situ sur dix sont des cancers canalaires in situ.
- Si les cellules cancéreuses sont dans les lobules, on parle de cancer intra-lobulaire ou carcinome lobulaire in situ (CLIS) ou néoplasie lobulaire. Ces cancers sont bien souvent découverts par hasard. Ils sont plus fréquents avant la ménopause et lorsqu'une telle anomalie apparaît dans un sein, il est fréquent qu'elle existe dans l'autre sein.
* canaux et lobules : pour comprendre, il faut savoir "ce qu'est le sein" : outre le mamelon, l'aréole, etc.... le sein est composé d'acini, de lobules, de canaux et de lobe. Les acini sont des petites alvéoles tapissées de cellules qui sécrètent le lait. Ces acini se regroupent pour former des "lobules". Ces "lobules" quant à eux débouchent sur des canaux qui conduisent le lait au mamelon (ce sont les canaux galactophores).
Des traitements sur mesure contre les cancers:
Une meilleure connaissance de la carte génétique des patients et des caractéristiques cellulaires de la tumeur permet d'affiner les traitements.
L'American Society for Cancer Oncology (Asco) constitue le plus important congrès mondial consacré aux nouveaux médicaments du cancer. Il réunit chaque année pas moins de 30 000 participants. Ce week-end à Orlando (Floride), plusieurs vaccins, inhibiteurs de gènes et produits anti-hormonaux ont été présentés. Mais les avancées dans la stratégie thérapeutique contre les cancers vont aussi vers la mise au point de tests permettant de cibler l'usage optimal des médicaments.
C'est vers une vraie personnalisation des traitements que l'on s'oriente de plus en plus : ainsi pour le cancer du sein, la génomique a permis de séparer la maladie en multiples sous-types. En dehors des femmes porteuses des mutations des gènes de prédisposition familiale à ce type de cancer (les gènes BRCA1 et BRCA2), on sait désormais qu'il existe aussi des groupes de femmes atteintes de la maladie et dites «triple négatives». Elles ne bénéficient aucunement des traitements hormonaux qui aident à faire fondre certaines autres tumeurs du sein. En effet, leur tumeur est faite de cellules qui n'ont ni récepteurs aux hormones œstrogènes, ni récepteurs de la progestérone et ces cellules n'ont pas non plus de récepteurs pour un facteur de croissance épidermique (EGF).
«Il ne sert donc à rien de leur donner comme traitement de l'Herceptine, qui bloque ce récepteur» explique le Pr Dominique Maraninchi, président de l'Institut national du cancer (INCa).
En revanche, une nouvelle classe de médicaments - des inhibiteurs baptisés Parp - pourrait être utile dans ces cas difficiles. En effet, ils bloquent l'action d'une enzyme ayant un rôle important dans le mécanisme de réparation de l'ADN des tumeurs cancéreuses.
Un médicament inutile dans un cancer peut s'avérer efficace dans un autre. Ainsi l'Herceptine, qui ne peut être utilisée que dans 20 % des cancers du sein, a sans doute un avenir dans le traitement du cancer de l'estomac.
L'avenir ? Un anticorps Mabthera recrute les défenses naturelles du corps pour attaquer les cellules marquées par lui.
J'aurai bientôt un résumé complet de mon dossier médical sur mon cancer du sein et je vous ferai part des résultats de pathologie. Tout ce que je sais jusqu'à présent c'est que c'est un cancer hormonaux dépendants, canalaire et lobulaire, mais il me manque des informations. Les médecins, en tout cas mon oncologue n'est pas trop jasant sur le sujet et c'est pour cette raison que je me documente afin de mieux comprendre ce qui m'arrive et pourquoi j'ai tel traitement plutôt qu'un autre traitement. Je ne peux me comparer à personne point de vue traitement. Et je ne suis pas ici pour donner des conseils médicaux, mais tenter de vous renseigner par mes recherches.
J'ai reçu un commentaire d'une dame qui a eu un cancer du sein avec métastases au foie et elle recevait de l'herceptine. J'en ai entendu parler de l'herceptine mais je sais que moi je n'en reçois pas et je me posais la question pourquoi si j'ai des métastases osseuses je ne reçois pas de l'herceptine. Elle m'a expliqué le pourquoi et je poserai la question à mon oncologue à ma prochaine visite. J'étais un peu affolée car elle me disait que ses métastases avaient complètement disparue et je me disais que si j'en recevais ça pourrait être également bon pour moi. Mais erreur, mon oncologue doit savoir ce qu'il fait, mais je lui poserai tout de même la question. Toujours se questionner que c'est angoissant, mais il faut s'habituer à vivre ainsi en faisant face à un cancer.
Bon courage à toutes celles qui vivent avec un cancer du sein.