Améliorer le dépistage du cancer du sein pour éviter les erreurs de diagnostic, auto-examen des seins, traitements, recherche sur les types de cancer du sein, examens, rendez-vous avec l'oncologue, médecins de famille et divers spécialistes, retour au travail après le cancer, alimentation, sexualité et cancer du sein, prothèses externes, partielles, reconstruction...
Habituellement je m’endors comme un bébé lorsque je me couche pour la nuit. Aussitôt la tête posée sur l’oreiller je pars au pays des rêves. Mais hier soir, je me sentais anxieuse. L'anxiété était présente, je pensais à la douleur que je supporte jour après jour et aux antidouleurs que je dois prendre tous les jours pour être un peu plus mobile. Sans les antidouleurs je ne sais pas comment je ferais pour passer au travers de mes journées.
J’en suis rendue au point que j’ai besoin de l’aide de mon mari lorsque je me penche pour prendre un chaudron dans l’armoire ou pour me relever du divan. Je n’ai pas besoin de dire que j’ai mal, il le voit dans ma façon de me lever et de marcher. Il se sent tellement impuissant, il m’offre des massages pour me soulager, il fait tout ce qu’il peut pour m’éviter d’avoir mal.
Nous sommes allés marcher il y a 3 jours, une marche pénible qui m’a fait souffrir. Mon mari voulait aller chercher la voiture pour me ramener à la maison, et nous étions très près pourtant. Je devais m’arrêter souvent pour me reposer, mon nerf sciatique me faisait tellement souffrir. J’étais révoltée, attristée et découragée qu’une si petite marche me cause autant de douleur et mon pauvre mari était malheureux de me voir autant souffrir. Il vit cela tout seul, personne le supporte, et dieu sait combien nous avons besoin de se sentir réconforté lorsque nous vivons la maladie de notre conjointe. Il ne se confie à personne, moi je le fais en écrivant mes articles et cela me fait un grand bien, je me sens moins seule.
Je ne sais plus comment gérer tout cela. Je ne veux pas prendre des calmants plus puissants qui m'empêcheront de conduire ma voiture, ça serait un autre deuil à faire et je trouve que j'en ai fait pas mal jusqu'à présent.
Savez-vous ce que c'est de tolérer la douleur constamment? C'est vraiment invalidant et déprimant. Ceux qui pensent qu'un cancer du sein n'est pas douloureux, détrompez-vous? Le thorax me fait encore mal et cela fera 2 ans en janvier. Mon aisselle est enflée en permanence, je n'ai plus aucune sensation en me touchant le thorax ou l'aisselle, seulement de la douleur. Je ne le savais pas au début que je me retrouverais avec le bras enflé et engourdi, et cela persiste. Si on ajoute à cela, douleur au bassin nonnnn stop ainsi que mes hanches qui entraînent des douleurs au nerf sciatique, y a de quoi devenir dingue certains jours. Et je ne parle pas des douleurs à l'autre bras qui viennent de débuter, (tendinite), + un genou qui me fait très mal, et mes articulations (mains, chevilles, sûrement que toutes ces douleurs sont causées par Arimidex).
La joie totale, jour après jour cette douleur m’accompagne. Je suis incapable de demeurer en station debout prolongée, marcher est insupportable, rester assise trop longtemps c’est la même chose ainsi que couchée, que me reste t’il pour ne pas ressentir de la douleur, absolument rien je crois. Si je dors trop longtemps d'un côté, la douleur me réveille pour me dire, tournes-toi. Ma vie je la vois dans la douleur, dans les pilules, et sans aucune guérison et plus le temps avancera et plus je souffrirai. C'est cela maintenant ma vie avec laquelle je dois apprendre à vivre, jour après jour et plus le temps avance et pire sont mes souffrances. Je me sens de moins en moins forte, je suis souvent fatiguée au point de dormir le jour ou après le repas du soir, je ne me reconnais plus et je réalise que le cancer fait des siennes qui sont irréparables. Voilà la charmante vie de France qui en a vraiment marre de cette souffrance.
JE N'AI PLUS AUCUNE POSITION QUI ME PERMETTE DE ME SENTIR BIEN.