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Améliorer le dépistage du cancer du sein pour éviter les erreurs de diagnostic, auto-examen des seins, traitements, recherche sur les types de cancer du sein, examens, rendez-vous avec l'oncologue, médecins de famille et divers spécialistes, retour au travail après le cancer, alimentation, sexualité et cancer du sein, prothèses externes, partielles, reconstruction...

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Moment intime

 

Comment vous sentez-vous dans les moments intimes avec votre partenaire après une mastectomie totale? Pour ma part je trouve difficile de dénuder mon corps après la mastectomie.

Même une femme qui n'a pas subit ce genre de chirurgie éprouve souvent un malaise avec son corps, nous n'aimons pas toujours notre corps, alors imaginez en subissant une mastectomie comment on peut se sentir.

Ma cicatrice a mal guérie, suite à l'ouverture de la plaie, ce qui fait en sorte qu'elle est large. Et pour ce qui est des moments intimes, j'avoue que j'ai une perte de désir. Je suis trop préoccupée par ce qui m'arrive, je n'ai pas le goût de me rapprocher physiquement de mon mari sans éprouver un malaise bien présent, la honte de mon corps.  Je me sens femme à moitié. 

Combien de temps avez-vous été sans désir pour votre partenaire?

A t'il compris votre détresse?

Lui avez vous montrer vos cicatrices?

Comment vous-êtes vous sentie la première fois que vous lui avez montré votre cicatrice?

Comment avez-vous réagit à votre première relation sexuelle?

Les questions que je viens de poser je les pose autant aux femmes qu'aux hommes, et j'aimerais bien que des hommes en témoignent. N'est-ce pas une situation qui se vit en couple, alors l'avis des deux partenaires est important.

Ça fait 4 mois que j'ai subi ma mastectomie, et lorsque la plaie a guérie, je me suis regardée dans le miroir et je pleurais et j'ai dit à mon mari:  c'est une femme mutilée que tu aimes, regarde si c'est affreux. Je me souviens de cette journée comme si c'était hier. Que de larmes j'ai versées.

Accepter son corps est difficile, et imaginez que notre partenaire doit aussi se faire à l'idée qu'il caressera une femme mutilée, ça me fait un drôle de sentiment.  Je ne serai jamais à l'aise avec cet handicap.

Mon mari a toujours été présent, et il s'est occupé de moi à la perfection. Il a toujours démontré qu'il serait toujours là pour moi et il m'aime tout autant.  C'est moi qui s'en fait peut-être trop, car il m'aime pour ce que je suis et non pas pour mes seins.



Voici le témoignage d'un couple:

J'ai
 pris la main de ma conjointe...elle m'a répondu:  ''te rends-tu compte que c'est la première fois que tu me touches depuis trois semaines? et pourtant je suis plutôt du genre câlin, monsieur X 52 ans.


 

Comment expliquer la réaction de monsieur X selon vous? Il éprouve un malaise c'est évident, car il l'avoue qu'il est plutôt du genre câlin.  Alors pourquoi avoir attendu 3 semaines.  Comment ne pas s'en faire avec la distance que prenne les hommes face à leur femme qui ont subit une mastectomie.

Parfois la maladie fait en sorte que les couples se séparent, tout un questionnement s'en suit lorsque ça arrive. Ne dit-on pas en prononçant nos voeux de mariage, (je t'aimerai tout au long de ma vie dans la joie et dans la maladie)? Aimes-t'on une femme juste pour son apparence?

Il y a différentes approches que le couple peut pratiquer après une épreuve comme celle-ci.

Je vous souhaites la meilleure des chances pour retrouver l'intimité de votre couple, le dialogue est primordial pour évacuer les peurs.


 

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L
<br /> Je n'ai pas eu de chance, mon mari s'est détourné de moi dès la première opération, aujourd'hui, il me voit sans me regarder, il me touche pour ses envies personnelles ... je me suis battue seule,<br /> mais son attitude m'a fait plus de mal que le cancer lui-même<br /> <br /> <br />
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B
<br /> Tu as raison l'attitude des gens me blesse plus que le cancer lui-même. Les gens ne semblent pas comprendre ce que nous vivons, et je déplore que mes proches ne m'encourage pas à me dire waou tu es<br /> une battante nous sommes fiers de toi, surtout de ma fille, qui elle est restée assez froide et le cancer n'a pas fait en sorte de nous rapprocher hélas...<br /> <br /> Heureusement que mon mari a toujours été présent, c'est le seul dans ma vie qui se préoccupe vraiment de moi moralement et physiquement. J'ai de la chance de l'avoir dans ma vie.<br /> <br /> <br />
M
Bonjour, France.<br /> Comment vas tu ce matin ?<br /> Je ne possède pas de blog outre celui qui est en rapport avec notre activité parallèle de créateur.<br /> Aussi je vais me présenter et te donner mon adresse mail personnelle qui permettra d'échanger plus facilement si tu le souhaites.<br /> Je me prénomme Michelle, j'ai 51 ans et vis dans une très belle région, le sud de la France. Pour le moment non loin de Marseille mais en plein déménagement et recherche d'une maison sur la côte d'azur où nous voulons nous installer en créant gîtes et chambres d'hôtes.<br /> Je suis maman de trois garçons malicieux et extraordinaires. Ils ont respectivement 26, 20,14.<br /> Je dois dire qu'ils me donnent largement toute la volonté de rester à leur côté.<br /> De correspondre serait sûrement interessant d'autant que le fonctionnement français face à la maladie et à sa prise en charge est différent de celui du Canada.<br /> Je reste dans l'attente de nouvelles car j'avoue avoir un peu l'esprit embrumé ce matin.<br /> A bientôt<br /> Michelle<br /> michelle.dussert@orange.fr
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B
<br /> Je me présente à mon tour, je me prénomme France, je suis une femme de 52 ans qui vit dans la belle région des laurentides au nord de montréal. J'y ai ma maison depuis 1987. J'ai une<br /> fille de 29 ans.<br /> Comme tu n'as pas de blog je t'invite à venir ouvrir  un blog sur www.over-blog.com. Par la suite tu publie dans la catégorie santé et tu choisis la<br /> communauté ou j'ai parlé des sujets qui ont semblé être des sujets connus pour toi aussi et nous élaborerons sur un forum, qu'en-dis-tu? Tu es la bienvenue.<br /> <br /> À bientôt<br /> France<br /> france756@hotmail.com<br /> <br /> <br />
M
Merci pour ce gentil petit mot que je viens de lire.<br /> J'en ai profité pour lire les autres pages que tu avais écrites.<br /> Il y aurait beaucoup d'échanges à avoir.<br /> Beaucoup de conseils à donner aux différents compagnons.<br /> L'angoisse est un sentiment contagieux.<br /> Notre propre angoisse, nous la propageons aux autres.<br /> Je suis infirmière.<br /> Ma démarche, lors de ma mastectomie bilatérale a été d'amener mon mari à toutes les consultations avant l'intervention.<br /> Je ne l'y ai pas contraint, il le souhaitait tout autant que moi.<br /> Puis, une fois à la clinique, où il est resté présent 24h/24h à mes côtés, j'ai demandé au mèdecin qu'il puisse assister (avec son accord, bien entendu) à la refection des pansements afin que le regard s'habitue.<br /> Les choses sont allées progressivement.<br /> Du rien à la reconstruction finale.<br /> Je pense qu'il est important que le conjoint soi présent du tout début à la fin et qu'il suive avec nous l'évolution.<br /> Pour ce qui est de la relation intime, je n'ai pas attendu et me suis "lancée" si je puis dire rapidement sans me laisser le temps de penser. Cela n'était pas merveilleux au départ. J'avais trouvé la parade de garder un petit haut affriolant qui rendait les choses plus faciles.<br /> Puis avec le temps, j'ai fini par le lever sur la demande de mon mari.<br /> Je conseille à toutes les femmes dans cette situation de jouer avec de la lingerie fine qui cachera le mal être et réconciliera le conjoint avec l'intimité souvent perdue.<br /> Mais bien souvent, cette intimité c'est nous qui la mettons de côté par refus de notre propre image. Les conjoints qui ont de l'amour n'ont pas le même regard que nous.<br /> Il faut faire en sorte de se reconstruire une identité qui nous est propre. Ce n'est pas évident et souvent les souffrances sont intérieures.<br /> <br /> <br /> Quant à la pensée de la mort, outre mon cancer, j'ai eu, il y a maintenant 4 ans de cela, pour dire simple, une déchirure de l'aorte (artère principale de l'organise qui part du coeur).<br /> Je vis depuis avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. Une véritable bombe à retardement puisqu'elle peut lâcher n'importe quand et être fatal.<br /> Je me bats et prends tout ce que la vie peut m'offrir avec encore plus de férocité qu'avant.<br /> Les premiers moi cela me faisait peur, surtout parce que je veux voir mon dernier devenir un homme et profiter des deux autres encore.<br /> Maintenant, je n'y pense que lorsque je passe les scanners de contrôle. Je m'y suis habituée et ai oublié que cela pouvait arriver à chaque instant qui passe et qui est du temps de gagné.<br /> <br /> Je souhaite beaucoup de courage et un maximum de bonheur à tous ceux qui sont menacés par la maladie.
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B
<br /> La vie ne nous épargne pas en effet il faut être courageuse. Il faut continuer et en profiter au maximum, même si parfois le moral flanche.<br /> <br /> Il faudra échanger via nos blogs, ça sera intéressant. Merci pour ton témoignage<br /> France<br /> <br /> <br />