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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 16:05

Nous avons reçu une tempête de neige dans la nuit du 17 au 18 janvier qui a laissé ici dans les Laurentides 30 cm de neige, 15 cm de plus que prévu.  Le vent s'est levé et les rafales faisaient peur à voir.  Il était impossible de voir loin tellement la neige était soulevée par ce vent furieux.

 

Les bacs à ordures étaient ensevelis sur le bord du chemin, mon patio était enneigé au point que ma petite Maggy était découragée de sortir ce matin pour faire ses besoins.  Plusieurs villes avaient des pannes d'électricité.  Je tenterai de photographier cette neige blanche qui est tombée rapidement pour vous montrer que nous avons de la neige plus  qu'il n'en faut.  Ce qui était au sol me suffisait.  Mais nous en avons reçu plus que  cela d'autres hivers et je suis certaine que mère nature n'a pas terminé de nous en donner encore d'ici la fin mars.

 

Mon mari a sorti la souffleuse ce matin parce que c'était impossible de tout gratter à la pelle.  Le temps doux a refroidi après cette tempête et les chasse-neige ont ensevelis les entrées de nos maisons afin de déblayer la rue avec une neige dure et gelée.  Il aurait été impossible pour moi de sortir la voiture après le dîner pour me rendre à l'hôpital pour mon traitement d'Arédia à  13h si l'entrée n'avait pas été déblayée par mon mari ce matin.

 

J'ai téléphoné ce matin afin de recevoir mon résultat de prises de sang pour mon taux de calcium.  Tout est correct et je le recevrai à 13h.  Juste de sortir par ce temps froid ne me dit rien.  Je déteste avoir cette bouteille (biberon) qui contient l'Arédia attachée à moi le temps du traitement lorsque je dois ressortir avec mon manteau.  Le long tube est un peu dérangeant et en été  tout va si bien habillée légèrement. 

 

J'en ai marre de recevoir ce traitement, et j'aimerais que l'oncologue me donne un congé pour quelques mois.  Ça ne changerait rien au niveau du traitement pour le cancer, l'Arédia ne sert qu'à fortifier mes os.  J'en ai marre parce que je dois encore garder mon Porth-O-Cath et j'aimerais bien m'en débarrasser.  Mais encore si je le fais retirer, qui dit que je n'en aurai pas besoin dans quelques mois pour les traitements qui pourraient reprendre.  On m'a fortement conseillée de le garder même si moi j'aimerais le faire retirer.

 

Il a été  installé sous anesthésie générale lors de ma mastectomie, et le faire installer à nouveau, ce serait fait sous anesthésie locale et je crois que je ne préfère pas.  Heureusement que je dormais lors de l'installation parce que j'ai fait un pneumothorax et comme c'est très douloureux, l'avoir fait sous anesthésie locale j'aurais souffert. 

 

Je dois me résigner je crois bien à garder ce Porth-O-Cath qui me dérange malgré tout.

 

Et vous mes amies Québécoises, avez-vous reçu beaucoup de neige?

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 17:00

Diminution mammaire

 

J’ai subi en 1978  à l’âge de 21 ans)  une diminution mammaire et aujourd’hui je me questionne si ça ne peut être cela qui a causé mon cancer du sein.

 

J’avais les seins hypertrophiés (seins trop gros) et ça me complexait au plus haut point, m’occasionnait des douleurs au cou, aux  épaules. Je me suis enfin décidée et je ne l’ai jamais regretté. Après avoir rencontré quelques plasticiens mon choix s’est arrêté sur Dr. Papillon qui travaille à l’Hôtel Dieu de Montréal. Je ne sais plus si Dr. Papillon pratique encore aujourd’hui, mais il avait  des confrères très expérimentés dans son équipe médicale, C’est d’ailleurs l’un de ses confrères qui a pratiqué la chirurgie.

 

Aujourd’hui en 2009, je me questionne à savoir si cette diminution mammaire n’aurait pas un impact sur mon cancer du sein. Toutes les mammographies que je passe depuis plus de 10 ans démontraient à chaque fois le commentaire suivant du radiologiste qui en faisait la lecture (4 radiologistes au fil des ans ont lu mes mammographies et tous rédigeaient pratiquement le même rapport.  Toujours le doute de la réduction mammaire sans aller vérifier si ce n’était pas une lésion bénigne ou maligne. De quoi être révoltée et je le suis.

 

Résumé des mammographies de 1997 à 2008 

 

  • 1997 :   En comparaison avec le dernier examen du 27 juillet 1995, il n’y a pas eu de changement appréciable.  Il n’y a toujours pas de lésion suspecte, ni  de signe secondaire pouvant nous faire penser à une lésion tumorale maligne sur les films actuels.

 

  • 2001 :    Normal/lésion bénigne :   inchangé ou diminué depuis l’examen antérieur, revoir dans 2 ans.  Réduction mammaire bilatérale en 1978. Opacité de 1.0  cm en profondeur en supéro-externe. Cette image était présente en 1997 (Reliée à la chirurgie??)  À contrôler dans 6 mois.

 

  • 2002 :   Les opacités résiduelles notées à la partie externe et supérieure du sein droit se sont quelques peu modifiées.  Il ne s’agit donc pas à mon avis de lésions suspectes, de lésions malignes.  Il est probable qu’il s’agisse d’images liées à la réduction mammaire fait il y a quelques années.  Rien d’autre à signaler au niveau des seins.

 

  • 2004 :    Seins peu denses (25% à 49% de tissus glandulaire). Aucune lésion ou micro calcification suspecte de néoplasie.  Pas de changement depuis l’étude précédente en date du  /07/03/2002.  Modification subjective d’une réduction mammaire.

 

  • 2007 :   Normal, inchangé depuis l’examen antérieur, revoir dans 2 ans.

 

 

  • 2008 :   Mammographie :   Rien d’inchangé depuis 2007 bien que l’on sente au toucher une masse palpable.

 

  • 2008 :   Échographie (ma première échographie enfin acceptée) Les différentes coupes réalisées mettent en évidence l’absence d’anomalie  à gauche.

 

  • Du côté droit, il existe une image fortement atténuante d’environ 1.3 cm de grand axe maximum, plus large que haute.  Cette image est d’allure solide et d’étiologie non évidente :   indication d’une biopsie sous écho afin de préciser l’histologie.

 

 

Comme vous pouvez le constatez on a jamais investigué plus loin, on doutait, mais on a rien fait pour vérifier. Il me semble que la vérification aurait dû être faite dès le moment où ils ont suspectés une lésion en 2001.

 

D’après mes recherches sur la diminution mammaire, il ne semble pas que le cancer soit relié à cette chirurgie esthétique.

 

Question posée dans un article sur la diminution mammaire :

 

Cette chirurgie augmente-t-elle le risque de cancer du sein ? Non.

Pouvez-vous pratiquer l’auto-examen des seins après cette intervention ? Oui.

 

Tout a fait exact, j’ai pu pratiquer mon auto-examen même après la diminution mammaire, c’est d’ailleurs moi qui a détecté ma masse.

 

Si des femmes ont subies une réduction mammaire et ont eu ou ont aujourd’hui un cancer du sein venez témoigner, j’aimerais constater combien de femmes ont un cancer du sein après une diminution mammaire.

 

 

Selon vous, y aurait t-il des chances que je puisse gagner ma poursuite de négligence médicale avec ce que j'ai publié dans cet article en juillet 2009?

 

Si vous remarquez pour ce qui est de la mammographie faite en 2008, le radiologiste a noté une masse palpable dans son rapport, mais il n'a pas fait d'examen et si je ne lui avais  pas mentionné que j'avais cette masse depuis 2002, elle serait passée inaperçue et je serais morte aujourd'hui, parce que la mammographie ne dénotait rien qui pouvait laisser croire à un cancer si vous regardez le rapport de la mammographie de 2008.  L'échographie qui a été faite au même moment a bien mis en évidence une image fortement atténuante de 1.3 cm. Et encore une fois c'est moi qui a insisté pour qu'on me la fasse l'échographie, parce qu'eux ne voulait pas la faire étant donné que la mammographie était inchangée depuis la précédente en 2007.

 

Voilà pourquoi je dis à toutes les femmes qui passent sur ce blog d'insister si vous palpez une masse afin qu'on procède à l'échographie et la biopsie.  Nous sommes à l'écoute de notre corps et personne ne connaît mieux son corps que nous.

 

  • 2002 :   Les opacités résiduelles notées à la partie externe et supérieure du sein droit se sont quelques peu modifiées.  Il ne s’agit donc pas à mon avis de lésions suspectes, de lésions malignes.  Il est probable qu’il s’agisse d’images liées à la réduction mammaire fait il y a quelques années.  Rien d’autre à signaler au niveau des seins.
  • 

 Je suis sidérée de lire qu'on puisse voir des  opacités résiduelles à la partie externe et supérieure du sein droit qui se sont quelque peu modifiées.  Déjà ils auraient dû réagir et procéder à une échographie.



J'aimerais que vous lisiez cet article comme s'il s'agissait de vous et si vous auriez aussi pensé à poursuivre dans un tel cas. 

 

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 17:03

Lorsque je reçois des commentaires comme celui d'Isabelle aujourd'hui, je ne peux que me féliciter d'avoir décidé de publier mon blog.  Jgoodies myself[1]e ne pensais pas faire autant de bien en publiant mon histoire qui se veut un message d'espoir malgré tout ce que j'ai traversé et ce que je traverse encore.

 

Le logo à la droite de cet article démontre réellement que  pour l'instant je survis au cancer.  En janvier 2012, ça fera 3 ans que je me bats et je ne cesserai jamais de me battre tant qu'il y aura de l'espoir. 

 

Que vous soyez en rémission ou que vous soyez atteintes de métastases, jamais au grand jamais il ne faut baisser les bras.  Mon cancer en est un de stade IV (incurable) et je me bats toujours parce que je peux vivre encore de belles et longues années.  Tout ce que je demande est de ne pas revivre cette douleur qui a totalement empoisonné ma vie pendant de longs mois.  Heureusement, mon nouveau médecin a su y remédier en me prescrivant la bonne médication pour alléger mes douleurs et je l'en remercie.  Nous pouvons continuer à vivre presque normalement en prenant la bonne médication et en souffrant moins.  Il est certain que notre corps se fatigue plus rapidement, mais tout ce qui compte à mes yeux est d'avoir le bonheur et la chance d'être encore vivante et de me réveiller chaque matin.

 

À tous ceux et celles qui ont reçu ou qui recevront un diagnostic de cancer, ne baisser jamais les bras parce que la vie est belle et les vôtres ont besoin encore de vous.  C'est aussi une bonne raison pour vouloir continuer à se battre en s'entourant de ceux  qui nous aiment et que nous aimons.

 

Vous passerez par toutes les gammes d'émotions,  les examens qui se répètent trop souvent et l'attende des résultats qui est difficile à vivre, les visites chez l'oncologue régulières, la peur  d'avoir un cancer qui se  réveille, tout cela est normal, ça fait parti de ce que nous vivons jour après jour.  Et dites-vous que si les résultats sont moins bons, qu'il faut s'accrocher.  Le moral est la moitié de la guérison et j'en suis la preuve vivante.

 

Certains vous abandonneront et d'autres se rapprocheront.  Accrochez-vous à ceux qui vous aime et laisser de côté ceux qui ne veulent pas vous accompagner dans cette bataille, ça ne vaut pas la peine d'y laisser toutes vos énergies. 

 

Bon courage et je vous souhaite de passer de Joyeuses Fêtes!

 

 

 
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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 21:03

Un seul verre d’alcool augmente le risque de cancer du seinLa période des fêtes approche et les boissons alcoolisées seront au rendez-vous.  Selon une nouvelle étude qui confirme que le cancer du sein est augmenté avec un seul verre d'alcool, que ferez-vous pendant cette période?

 

Cette étude est basée sur le suivi de 106 000 femmes durant près de 30 ans. Selon les auteurs, les femmes buvant 3 à 6 verres d’alcool par semaine verraient leur risque de cancer du sein augmenter de 15%. Et avec 2 verres de vin par jour, la hausse du risque passe à 51% !

 

Par ailleurs les chercheurs précisent que cette relation est valable quel que soit le type d’alcool consommé, qu’il s’agisse d’alcool fort, de bière ou même de vin.

 

Ces résultats montrent que l’alcool est potentiellement cancérigène dès le premier verre d’alcool et confirment ainsi des travaux antérieurs.

 

En conclusion, si une consommation d’alcool modérée (jusqu’à 6 verres par semaine) est bénéfique pour le cœur, elle est nocive vis-à-vis du cancer, en particulier du cancer du sein. On pourrait donc recommander aux femmes qui présentent un risque avéré de cancer du sein de s’abstenir de boire de l’alcool.

 

C'est un pensez-y bien avant de consommer me direz-vous.  Je ne  bois pas beaucoup et je pense qu'un verre de vin en mangeant ne peut pas être si nocif, mais c'est mon avis.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 04:15

mastectomieJ'ai reçu mon traitement d'Arédia  encore une fois aujourd'hui, une raison de plus pour être fatiguée.  J'en ai parlé de ma fatigue à l'infirmière au CLSC lorsque je m'y suis rendue pour débrancher mon biberon du POC.  Elle dit qu'étant donné que tous mes tests (analyses sanguines, CEA, CA 15-3 sont tous normaux) que ce sont mes patchs de Fentanyl qui me causent autant de somnolence et de léthargie.  Ma soeur m'a également téléphoné ce soir et comme elle est infirmière depuis de nombreuses années, elle m'a répondue la même chose, les patchs causent beaucoup de somnolence.  Et peut-être que pour moi les effets secondaires de somnolence sont plus prononcés que chez  d'autres personnes.

 

Je discutais avec l'infirmière au CLSC de ma décision de faire réduire mon sein gauche et que je voyais un plasticien en janvier.  Je lui disais que cette chirurgie me donne le goût de me faire reconstruire un sein, surtout que celui qu'il me reste sera tout joli en plus petit et le désir de revoir un sein de l'autre côté me turlupine.  C'est peut-être passager cette idée, mais elle est présente. Par contre, mon thorax est si douloureux du côté opéré, que c'est cela qui m'empêche d'être si positive à envisager une reconstruction parce que je sais que ce serait très douloureux.  Cette douleur au bras et à mon thorax est permanente 24 heures sur 24 heures et je vis avec cette douleur depuis le 27 février 2009, à ma deuxième chirurgie

 

Nous avons également discuté des premiers temps où je me rendais au CLSC tous les jours pendant 3 mois pour faire mes pansements à ma cicatrice qui avait ouverte. Et maintenant elle pouvait en parler ouvertement que ma plaie n'était pas jolie jolie, parce que c'est du passé. 

 

À ce moment, elle ne me disait pas que c'était laid et écoeurant, elle me disait  que  ça guérissait bien et de ne pas m'en faire, elle a été très professionnelle et très gentille envers moi pendant tout ce temps et elle l'est toujours.  Elle m'a demandée comment était ma cicatrice et sans  que je lui dise ou que je lui montre elle a dit:   Elle ne doit pas être très étroite et jolie et je  lui ai confirmé qu'effectivement ce n'est pas joli du tout.  Elle confirmait que j'ai passé de sales moments pendant ces 3 mois en plus de subir le cancer et qu'on ne savait pas encore à ce moment  que mon calvaire n'était pas terminé parce que les métastases ont été trouvées 2 mois après le début de mes visites au CLSC pour mes pansements journaliers. Elle m'a trouvée très  courageuse de passer au travers tout  ça en sachant très bien qu'en plus d'être mutilée, j'étais vilainement charcutée.

 

Ces mots ont été ceux-ci:   Je n'ai jamais vu une plaie si mal en point dans toute ma carrière et  j'en ai vu des plaies.  La tienne était une vraie boucherie.  J'ai ajouté que je regrettais de ne pas avoir pris de photos, et je vous explique pourquoi.

 

Si j'avais pris des photos, j'aurais pu les publier afin de pouvoir dédramatiser ce qui m'arrivait en voulant en aider d'autres qui vivaient un problème semblable.  Que je pouvais les aider à garder espoir, que cette plaie guérirait parce que la mienne a guérie et que ce ne sont pas toutes les femmes qui subissent une telle  boucherie.  Il arrive que des plaies ouvrent et s'infectent mais il y a toujours une solution et la plaie se ferme.  Il arrive juste que la guérison est différente pour chacune, parce que personne ne cicatrise de la même façon et à la même vitesse. 

 

Je n'ai plus mon sein, et même si j'accepte bien ma mutilation, il aurait été préférable que ma cicatrice soit plus belle.  La peau de mon thorax est si dure, ça ressemble à du roc lorsque je touche.  Et si je m'accepte ainsi, essayer si vous le pouvez et que vous ne  désirez pas la reconstruction d'apprendre à aimer votre nouveau corps.  Ce n'est pas facile de se voir ainsi, mais c'est une question d'habitude.  Je ne ressens aucun dédain à me regarder.

 

Avoir su dès la première chirurgie le 2 février 2009, chirurgie qui a fait que j'avais conservé mon sein, et que 3 semaines plus tard,  soit le 27 février 2009, il était préférable de l'enlever parce que  les résultats de pathologie était très mauvais, j'ai  opté pour ce que je  pensais le mieux pour moi.  Mais lorsque 3 mois plus tard, j'apprenais que j'avais des métastases aux os, je n'aurais pas fait enlever mon sein et j'aurais débuté la chimiothérapie ou n'importe quel autre traitement pouvant me sauver la vie à ce moment. Sûrement qu'avec Arimidex qui fonctionne si bien, j'aurais peut-être pu éviter de me faire charcuter.  Mais je ne peux revenir en arrière et je dois me dire que ce qui a été fait était pour le mieux. 

 

Si j'avais une cicatrice identique à celle de l'image dans l'article, vous ne pouvez pas savoir à quel point je serais heureuse.  Il faudra qu'un jour je photographie ma cicatrice pour vous la montrer.

 

 


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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:10

Suite à cet article  publié le 13 novembre j'ai reçu les commentaires de Mony et de Biquette, j'aimerais aussi obtenir vos commentaires chères amies et  de toutes celles qui visiteront le blog.  Nos réponses peuvent en aider plus d'une.

  

J'ai oublié de dire dans cet article que je voulais avoir la chance d'avoir des petits enfants, un rêve que je  caresse et qui me rendra très heureuse. Et si j'ai ce bonheur d'être mamy, j'espère pouvoir profiter longtemps de mes petits amours.

  

Lorsque la fin d'une saison arrive, je me demande toujours si je verrai cette même saison l'année suivante.  Lorsque l'été se termine je souhaite revoir mes jolies plates-bandes de vivaces,  mes colibris, mes chardonnerets qui mettent de la vie dans ma cour. Et  l'hiver le plaisir de  revoir la   neige toute blanche et de prendre de longues marches avec mon mari et notre petit chien, c'est vraiment agréable.  J'aime les jolies journées ensoleillées de l'hiver. Et au printemps j'aime retrouver  la nature qui se réveille et qui me donne la chance de voir les fleurs apparaître qui parfument  mon environnement. À l'automne avec les feuilles aux couleurs multicolores c'est un spectacle pour mes yeux, cette saison nous offre de très belles choses à regarder.

 

Je m'accroche à tout ça depuis presque 3 ans.  Je revois toutes ces belles choses parce que je me bats depuis tout ce temps et je compte me battre encore pour plusieurs années. Nous sommes toutes des battantes ici et chacune d'entre vous croient que nous pouvons vivre très longtemps et vous en êtes la plus belle preuve parce que vous voulez vivre.

 

Nous avons toutes le goût de s'accrocher à ce qui nous tient à coeur, c'est le secret pour demeurer positives.  Faites-nous part de ce qui vous fait vous accrocher  à la vie et qui vous aide à continuer de vous battre. Nous sommes des guerrières.  Avoir une bonne raison de poursuivre c'est ce qui est  important pour vivre plusieurs années.  N'abandonnez jamais. Ici vous trouverez des femmes qui sont de supers battantes qui n'ont  jamais baissé les bras.

 

Merci à celles qui ont commenté ce sujet et je compte bien voir vos commentaires à vous qui ne l'avez pas encore fait.

 

 

LA VIE   EST BELLE ET SAVOURONS CETTE CHANCE D'ÊTRE EN VIE!

 

 


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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 16:54

 Lorsque vous avez appris votre cancer, à quoi vous êtes-vous accrochées pour continuer la bataille? 

 

Lorsque j'ai appris mon cancer, je me suis  dit qu'un cancer hormonaux-dépendants se guérit bien comme me le disait les médecins et ça m'a encouragée énormément.  Je me suis accrochée parce que je voulais vivre  plus  que tout pour être avec mon conjoint,  ma fille, ma famille et mes amis le plus longtemps possible.   Lorsque le choc fût passé j'ai décidé de ne pas m'apitoyer et d'en parler ouvertement.  Je me suis motivée à me battre pour passer au travers cette épreuve.  C'est le moral qui aide, et sans le moral je ne crois pas que je serais encore ici pour vous en parler.

 

Le processus des examens est indispensable lors du diagnostic et Dieu sait comme nous en avons à passer.  L'attente des résultats est pénible mais il faut passer par cette étape. Il  y a aussi la chirurgie à laquelle il faut faire face, c'est un long processus difficile à vivre et j'ai fait face malgré la peur et l'angoisse.

 

Quatre mois plus tard, lorsque l'annonce des métastases osseuses est tombée, j'ai pleuré bien sûr et mon mari encore plus que moi.  Les infirmières en oncologie me disaient que je pouvais vivre encore très longtemps malgré le diagnostic sombre même si ça ne se guérissait pas.  Nous n'étions pas dans une  phase positive ce jour là mon mari et moi.  Nous pleurions tous les deux et les infirmières étaient présentes pour nous encourager et nous consoler.  Un gros merci à ces femmes qui ont la vocation pour faire ce beau travail.  Et malgré leurs encouragements et ceux de l'oncologue, les larmes ont coulées par la suite.  On n'arrête pas de pleurer comme on le veut et le choc est assimilé de façon différente pour chacune d'entre nous. Et pleurer est normal après une telle annonce.

 

J'avais deux choix à faire:   Pleurer et penser toujours négativement ou me retrousser les manches.   C'est ce que j'ai fait,  j'ai opté pour la solution numéro 2 et je me suis dit je suis en vie et je vais  me battre.  Lorsque mon moral allait de mieux en mieux, je me souviens d'un jour où je me rendais en oncologie pour mon traitement d'Arédia,  l'infirmière pivot est arrivée près de moi pour s'informer de ma santé physique et morale ainsi que de celle de mon mari.  Je lui disais  que je me sentais bien et que je voulais vivre.  L'infirmière pivot ce jour là m'a tellement déprimée.  Elle me disait de faire des projets à court terme et moi ce n'est pas ce que je voulais entendre et surtout pas ce que je voulais.  Faire des projets est la solution idéale pour me sentir bien vivante.  J'ai trouvé difficile cette approche.  C'est comme si elle me disait que ma vie était terminée et que je ne devais plus rêver.  Qu'il fallait en parler avec mon mari de cette nouvelle façon de voir notre vie.

 

Bien sûr que c'est difficile cette façon de voir la vie et non je ne suis pas rendue à cette étape, mais il faut tout de même en parler un peu.  Faire l'autruche ce n'est pas la bonne solution.  J'ai tenté de parler à mon mari  mais il n'est pas réceptif parce que ce sujet lui fait peur et qu'il ne l'envisage pas. Comme je suis en mesure de lui en parler sans pleurer, je pensais que ça l'aiderait, et non, je frappe un mur à chaque fois.

 

Quelques semaines plus tard, une des infirmières en oncologie m'a présentée une femme qui est encore vivante après de longues années avec des métastases osseuses en recevant le même traitement que le mien.  Cette rencontre m'a encouragée à  poursuivre mon combat et je me suis dit que si cette femme est encore vivante c'est qu'elle a du courage et qu'elle aime la vie. 

 

C'est alors que je me suis dit que la femme négative que j'ai toujours été ne voulait pas entendre ces phrases si peu encourageantes et je suis devenue la femme positive et battante que vous connaissez.  Je fais des projets et je ne  les fais pas à court terme. 

 

Faire des projets de voyage, de décoration, d'aménager mes plates-bandes d'année en année afin de les embellir, de faire pousser mes fines herbes en pot dans la maison, d'avoir la fierté, de les voir grandir, de les déguster dans mes plats préférés, de m'occuper de mes plantes d'intérieur, de faire des croisements avec  mes violettes africaines afin d'en avoir   aux couleurs diversifiées sont des passions.  Et bien sûr, d'écrire mes articles sur mon blog m'aide énormément, parce que j'y ai rencontré des femmes extraordinaires qui sont devenues des amies et qui vivent des choses similaires à ce que je vis.  C'est plus facile d'en parler entre nous parce que nous nous comprenons si bien.

 

Maintenant à vous de nous dire à quoi vous vous accrochez pour continuer votre vie agréablement.

 

Après le choc passé, accrochez-vous à la vie, parce qu'elle est encore belle après ces épreuves.  Je ne vois plus la vie de la même façon et tous les petits plaisirs de la vie sont pour moi la récompense de m'être battue et de vouloir encore me battre pour très longtemps.  Il faut  rêver, c’est important et rêvez!

 

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 03:02
 
Vidéos à regarder, le témoignage de cette femme permet de donner espoir en faisant l'auto-examen des seins, elle a trouvé sa masse en le faisant. 
 
J'aurais aimé qu'on me prenne au sérieux lorsque je leur disais que j'avais une masse qui  était très palpable et qu'on me fasse une biopsie immédiatement.  Eh non, ma mammographie et toutes les autres qui ont suivies étaient "NORMALES" selon eux et aujourd'hui me voici atteinte du cancer du sein.  Je suis une femme qui passait ses mammographies régulièrement et parfois même aux ans et le résultat est désastreux pour moi parce que je n'ai pas été assez insistante pour demander l'échographie.  Même si mon médecin la prescrivait, le radiologiste prenait la décision de ne pas faire l'échographie si ma mammographie était normale.
 
Je ne  le dirai jamais assez, personne ne connaît mieux son corps que nous et il faut à tout pris insistez auprès de notre médecin afin qu'il demande les examens requis lorsqu'on découvre une masse.
 
Je n'ai pas été assez insistante et je me suis fiée aux radiologistes qui ont lu mes mammographies et le résultat a été dramatique.
Pensez à faire votre examen et à passer des mammographies dès que vous avez repéré une masse suspecte qui n'était pas présente lors de vos examens (auto-examens) précédents.  Inscrivez-vous au programme de dépistage des femmes de 50 ans et plus et prenez la santé de vos seins à coeur.
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 15:11

J'ai vu mon oncologue hier en matinée.  Il y avait un léger retard de 30 minutes. Un retard qui a été causé en raison d'un accident sur la route ce qui a nécessité un blocage et un ralentissement de la route qu'il prend pour se rendre à l'hôpital.  Avant le rendez-vous je dois me rendre voir l'infirmière en oncologie qui prend mes signes vitaux et qui me pèse.  J'ai perdu 5 livres  ce qui me fait vraiment plaisir.  Au retour dans la salle d'attente avec le retard de l'oncologue, ça m'a permis de faire du social.  J'aime bien avoir le temps de faire une jasette,  ça permet de se détendre avant de voir le médecin. 

 

Et hier, je dois dire que ce fût  très agréable de pouvoir discuter avec une connaissance.  Toute l'empathie que j'ai ressentie en discutant avec cette femme m'a fait un bien énorme.  Elle ne savait pas que j'avais un cancer et elle me demandait si j'attendais pour voir l'oncologue ou l'otorinolaryngologiste qui faisait aussi de la clinique.  Lorsqu'elle a appris que j'avais un cancer, nous avons eu   une belle discussion et à son départ, elle est revenue me voir en me prenant les mains pour me dire qu'elle n'avait aucune crainte à me toucher de peur d'attraper le cancer comme bien des gens peuvent le penser.  Nous avions discuté du peu de connaissance des gens face au cancer et qu'il était  aberrant de voir tant de gens se retirer de l'entourage des personnes qui en sont atteintes.

 

Et ce fut mon tour d'entrer dans le bureau et j'ai été accueillie avec une telle joie de la part de mon oncologue, ce fut touchant.  Il était en présence d'une stagiaire en médecine qui l'assistait dans ses rendez-vous. (Lorsque ça va bien, mon oncologue a toujours le sourire et il est très encouragé, et lorsque ça va moins bien, son visage est différent, on voit l'inquiétude juste en le regardant et il ne sourit pas beaucoup). 

 

Ses premiers mots furent:

 

Bonjour Mademoiselle France, ma championne! C'est ainsi qu'il ma présentée à sa stagiaire en  médecine. Toute contente je lui ai dit:   Oh la la,  il y a longtemps qu'on ne m'a pas appelée Mademoiselle et j'ai ajouté que ce n'était pas moi la championne mais bien l'Arimidex qui faisait tout ce beau travail.  Il s'est empressé d'ajouter que oui j'étais une championne et que je faisais la moitié de ce beau travail parce que j'étais positive et que  ça fait parti des bons résultats du traitement.  Il a ensuite fait part à la stagiaire que j'avais eu un cancer du sein qui a métastasé sur mes os et que j'étais en traitement palliatif avec seulement l'Arimidex comme traitement et l'Arédia.

 

D'une petite voix  je dis:  Palliatif???? Et il me répond:  Vous savez que vous ne guérirez pas.....ce fut comme un coup de fouet au visage...de l'entendre de la bouche de mon oncologue presque 3 ans après le diagnostic.  En voyant mon air triste il me dit que la recherche peut faire des découvertes et que ça se guérira et je répondis qu'avec le bassin rempli de métastases, de vertèbres atteintes ainsi qu'une fracture,  je doute fort que ça disparaisse malgré des découvertes dans la recherche.

 

En mai  2009  lorsque j'ai appris mes métastases il m'avait informée que c'était incurable et je sais tout ça depuis longtemps, mais lorsque les résultats sont si bons, il est presque impensable de se faire dire que je ne guérirai pas.   Malgré les bons résultats de mes CA 15-3 qui sont maintenant à 25, ils n'ont jamais été aussi bas d'ailleurs, la normale étant de 40 et que je suis à 15 en en deçà de la normale, ce qui est excellent,  je ne pouvais me réjouir parce que d'entendre à nouveau que je ne guérirai pas, m'a vraiment assommée encore  une fois. 

 

Je lui ai dit que je ne voulais pas cesser l'Arimidex lorsque ça fera 5 ans avec de si bons résultats et que je voudrais continuer ce traitement qui fonctionne si bien pour moi. Sa réponse encore une fois m'a fortement affectée.  Il paraît qu'on développe une résistance à l'Arimidex après un certain temps, alors ma question a été:   Quel sera mon traitement si je développe une résistance et que mes CA 15-3 remontent...la chimiothérapie?????  Il répond toujours et avec raison que nous ne sommes pas rendus là et qu'il y a des alternatives que nous verrons en temps et lieu.  Il a constaté que ça m'avait bouleversée. 

 

Je suis allée seule à mon rendez-vous et à mon retour à la maison, j'ai éclaté en sanglots.  Mon mari m'a pris dans ses bras pour me consoler et il avait la larme à l'oeil de me voir dans un tel état.  Heureusement qu'il est dans ma vie cet homme magnifique parce que sans lui, je me sentirais bien seule au monde et je ne serais peut-être plus de ce monde parce que je ne crois pas que je me serais battue pour vivre.   Je serais sensée être heureuse de ces beaux résultats et ce n'est pas ce que je ressens.  J'aurais tellement voulu que mon cancer n'ait pas métastasé pour être en rémission avec possibilité de guérison. 

 

Il m'a souhaitée de Joyeuses Fêtes en quittant le bureau parce que je le reverrai seulement en février 2012.

 

Comme vous pouvez le constater, mon état psychologique n'est pas au top, mais ça reviendra après la période des Fêtes.

 

Les Fêtes de Noël et du Jour de l'An qui approchent n'arrangent rien à mon moral.  Je n'aime plus cette période depuis un bon moment déjà mais cette année plus que jamais, je voudrais m'endormir le 24 décembre et me réveiller le 2 janvier sans avoir eu connaissance de cette période que je déteste.  Vivement le 2 janvier.

 

 

 

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 21:18

 

 

 

 

 

 

 

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  • bfrance
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. 

Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.

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