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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 06:45

Médecin et docteur ès sciences, il s'était fait connaître du grand public grâce à ses livres.

La mort a été plus forte que le succès. David Servan-Schreiber, 50 ans, s'est éteint dimanche à son domicile parisien d'une récidive en 2010 d'un cancer du cerveau. Il se savait depuis quelques mois irrémédiablement atteint. En juin dernier, il avait publié un court récit chargé d'émotion, On peut se dire au revoir plusieurs fois, dans lequel il analysait de manière courageuse et lucide les avancées inexorables de sa maladie.

Médecin, docteur ès sciences, auteur de plusieurs ouvrages de vulgarisation médicale qui avaient recueilli un écho considérable auprès du grand public, David Servan-Schreiber était issu d'une prestigieuse dynastie. Il était l'un des trois fils de Jean-Jacques Servan-Schreiber, figure marquante de la vie politique française des années 1970. Après des études de médecine en France, il part aux États-Unis, où il est nommé professeur assistant de psychiatrie à la faculté de médecine de Pittsburgh dans les années 1990 et dirige la division de psychiatrie de l'hôpital Shadyside du centre médical de l'Université de Pittsburgh de 1997 à 2001. Dans le cadre de ses recherches neuropsychologiques, il finit par étudier aussi les effets des médecines douces complémentaires, en particulier sur les patients atteints de problèmes psychiatriques.

De retour en France, c'est la publication de son livre Guérir qui le fait connaître du grand public et le propulse sur le devant de la scène. Fervent défenseur des mécanismes d'autoguérison présents dans le cerveau humain, David Servan-Schreiber propose dans ce qui deviendra rapidement un best-seller, un ensemble de méthodes faisant appel au corps plutôt qu'au langage pour comprendre et traiter la dépression et la souffrance mentale. Il y popularise notamment la technique du EMDR, qui vise à soigner les patients par des mouvements oculaires. Vendu à 1,3 million d'exemplaires et traduit en 28 langues, Guérir a connu un succès international.

«Fais les choses importantes que tu as à faire»

En 2007, David Servan-Schreiber publie un second ouvrage, Anticancer, vendu dans le monde à plus d'un million d'exemplaires, où il parle de sa propre expérience du cancer. Soigné initialement par la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie, il évoque l'importance, essentielle d'après lui, des défenses naturelles du corps contre le cancer en complément des traitements conventionnels. Il décrit les changements de style de vie qui contribuent à prévenir la maladie ou à suppléer aux traitements conventionnels pour ralentir son évolution et participer à la guérison. Le livre est un best-seller.

Paradoxalement, c'est le cancer auquel il a résisté plus de vingt ans qui l'a finalement terrassé. Son dernier ouvrage-testament se voulait néanmoins un plaidoyer des méthodes dont il s'était fait le défenseur. A cette occasion il évoquait aussi sa fin prochaine «La mort fait partie du processus de vie, tout le monde y passe. En soi, c'est très rassurant. Profites-en maintenant, fais les choses importantes que tu as à faire», déclarait-il dans une interview donnée à l'occasion de la sortie du livre.

 

J'ai  appris la mort de ce grand médecin aujourd'hui et je suis triste.  Son dernier livre sorti en juin dernier laissait présager que sa santé avait pris un autre tournant et ce livre "On peut se dire au revoir plusieurs fois en était la preuve".  Il faisait ses adieux ni plus ni moins. C'est une grande tristesse la perte d'un si grand homme  qui est parti trop  jeune. Reposes en paix!

 

 

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Published by bfrance - dans Santé
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commentaires

Kelly 25/07/2011 21:59



Bien triste nouvelle, je l'ai appris cette nuit je n'arrivais pas à dormir. En effet le cancer gagne souvent la bataille mais le plus loin possible. Je pense que si cet homme n'avait pas mis en
pratique ses conseils, il n'aurait pas vecu une vingtaine d'années après la découverte de son cancer... 20 ans c'est déjà formidable. Espérons qu'il en soit ainsi pour nous toutes.  Bisous



bfrance 26/07/2011 00:14



Deux tristes nouvelles en peu de temps, mais le départ de Lucie me touche droit au coeur, car des liens étaient tissés. Cet homme était un qui voulait vivre et il a pris les moyens et 20
ans ce n'est pas rien, on se le souhaite, je vous le souhaite.  Bisous!



Manon 25/07/2011 16:09



Triste réalité, on sait toujours que ça va finir un jour mais quand on ne le sait pas. Voilà pourquoi il faut vivre chaque jour que Dieu nous accorde. 50 ans c'est très jeune pour s'en aller.
Bonne journée bisous



bfrance 25/07/2011 19:19



Très triste car ce médecin nous a donné de l'espoir.  Et le cancer gagne toujours, c'est la réalité et c'est pour ça que je veux vivre tout ce que je peux chaque jour  que
Dieu  me  donne.  Bisous et bonne journée.  Ici il fait soleil.



biquette 25/07/2011 10:53



J'ai appris hier soir la mort de DSS et cela m'a fait aussi de la peine...Il dégageait une telle force, il donnait de l'espoir aux malades, et une fois de plus, c'est le cancer qui gagne sur la
vie!


Nous sommes rentrés en France samedi soir et nous retrouvons petit à petit notre rythme de vie habituel, sans nos 3 petits-enfants, on les a quittés avec du chagrin comme à chaque fois...


Tout a poussé dans le jardin, nous avons bien sûr des fleurs, des légumes qu'il va falloir ramasser et consommer!


Comment te sens-tu???? As-tu moins de douleurs???


je te souhaite une bonne journée, amicalement, biquette



bfrance 25/07/2011 19:23



Oui c'est triste de voir un si grand homme qui a lutté comme un champion et qui a été emporté  par cette cochonnerie qu'est le cancer. J'espère que le voyage de  retour s'est
bien passé.  De quitter ta famille ça dû être déchirant et les petits enfants grandissent tellement rapidement, ils changent de mois en mois.


Tu as beaucoup de travail à faire dans le jardin, tu seras  occupée pour plusieurs heures.  La  douleur est présente au bassin mais que veux-tu, en attendant de rencontrer
l'orthopédiste, je prends mes médicaments tels que prescrits en attendant de savoir vraiment ce qui cause la douleur.  Bonne journée à toi   et bonne cueillette. 
Bisous.



Profil

  • bfrance
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. 

Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.

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