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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 16:34

 

Suite à l'article publié ce matin (Ma bataille depuis janvier 2009), mon état général suite aux nombreuses analyses sanguines que je fais régulièrement se porte bien.  Pour l'instant on me dit en rémission sans pour autant obtenir de guérison, mais c'et déjà ça de pris et je me considère chanceuse que le cancer n'évolue pas pour l'instant.

 

Il est certain que depuis 2009 des douleurs lombaires violentes sont apparues au fil des ans et elles n'ont jamais cessées d'augmenter.  Mon médecin de famille que j'avais à l'époque m'a prise en charge au tout début et il s'est avéré qu'elle était moins disponible en limitant ses jours de travail à 3 jours semaine pour en arriver à ne faire qu'une journée et demi par semaine.  L'attente pour un rendez-vous était très longue, il était impossible de la rejoindre au téléphone lorsque mes médicaments ne fonctionnaient pas, et son infirmière n'était pas plus facile à rejoindre.  Elle pouvait mettre plusieurs jours avant de retourner mon appel.  Il est arrivé ce qui devait arriver, son infirmière et moi avons développé des problèmes de communications et je me suis mise à la détester car elle se foutait carrément de moi.

 

Cela a duré de 2009 à 2011 et la situation s'est envenimée graduellement pour se dégrader à ne plus pouvoir vivre cette situation.   Je n'en pouvais plus de devoir me battre pour obtenir des soins de qualité, de toujours appeler surtout les derniers mois afin d'obtenir des médicaments pour me soulager.  C'était intenable et j'étais tellement épuisée physiquement et psychologiquement, je pleurais et j'étais découragée qu'on me laisse souffrir ainsi.   À titre d'exemple, la semaine dernière mon chien a été malade et j'ai obtenu un rendez-vous la journée même avec le  vétérinaire.  Grâce à ses bons soins rapides,  mon chien est maintenant en pleine forme.  Pourquoi nous les êtres humains n'avons pas nous droit à une telle rapidité pour être soigné?

 

Lorsque nous sommes malades nous sommes plus fragiles émotivement et physiquement et nous n'avons pas la force de nous battre pour obtenir les soins auxquels nous avons droit.  Ces soins sont normalement prodigués sans devoir toujours être stressée et d'attendre qu'elle me rappelle.  J'avais bien assez de me battre contre mon cancer sans devoir toujours courir à droite et à gauche pour parler à mon médecin.  N'en pouvant plus, j'ai demandé à mon oncologue de me référer à la clinique de la douleur afin d'être investiguée.  Encore une fois, pour voir un médecin à la clinique de la douleur l'attente était longue, trop longue, je ne pouvais pas attendre un an. 

 

Mon oncologue m'a alors conseillée de demander au médecin des soins palliatifs de me prendre en charge car il était autorisé à prescrire des narcotiques qu'aucun autre médecin ne peut prescrire, il faut une formation pour le faire.  Je suis passée par l'infirmière pivot pour faire ma demande, et elle ne m'a pas été d'une grande aide.  J'ai dû encore une fois faire les démarches seule.  J'ai demandé à mon médecin de famille si peu présente de me référer à ce médecin afin de voir avec lui quel serait le médicament qui pourrait me soulager.  Heureusement elle a accepté de me référer à ce médecin, si non j'étais perdue et j'étais condamnée à souffrir encore combien de temps avant qu'on me prenne au sérieux?

 

Heureusement ce médecin a accepté de me voir, il m'a prise en charge en soins palliatifs externes et je suis devenue quelques semaines après ma première visite, sa patiente régulière.  Il est maintenant mon médecin de famille. Vous ne serez pas étonné de savoir que j'étais ravie de quitter mon médecin qui s'est foutue trop longtemps de moi.   Maintenant je me sens en sécurité avec mon nouveau médecin qui est disponible et facile à voir si le besoin se présente.

 

Au tout début de la maladie jusqu'à ce que tout rentre dans l'ordre, je n'ai jamais eu à attendre pour passer des examens.  Mon oncologue demandait et le rendez-vous ne prenait pas plus de 2 semaines avant que je puisse faire les examens. 

 

Lorsqu'il a trouvé le nodule dans mon sein en février dernier, il a demandé une mammographie en urgence et je n'ai pas attendu longtemps.  Il n'avait pas fait la requête pour l'échographie, ce que je déplorais car j'aurais pu faire la mammo et l'écho la journée même sans devoir me déplacer à nouveau à plus de 45 minutes de chez moi.  C'est moi  qui a supplié la technicienne de demander à la radiologiste d'accepter de me faire l'échographie.  Elle a accepté immédiatement mais sa journée était surchargée et elle m'a vue le lundi suivant.  Les résultats étaient négatifs, j'étais donc soulagée, mais pas mon oncologue qui demande en urgence une résonnance magnétique.  On ne doit pas prendre sa requête au sérieux même si c'était inscrit urgent, la radiologiste de l'hôpital où je ferai la résonnance a jugé que mon cas n'était pas urgent, donc une attente de 6 mois.

 

Après avoir été échaudée avec mon cancer, car je n'ai jamais été prise au sérieux même si ma tumeur se voyait à l'extérieur de mon sein, et ce même si mon médecin de famille prescrivait la mammographie et l'échographie, ils ont refusé de me faire l'échographie de 2002 à 2008 parce que soi-disant mes mammographies étaient normales, la tumeur ne se voyait pas même si elle faisait 4.5 cm.   Alors voilà pourquoi mon cancer est maintenant métastasé sur mes os, de la négligence de la part de l'hôpital et surtout des radiologistes où je faisais mes mammographies régulièrement. 

 

Aujourd'hui je m'en veux de ne pas avoir insisté comme je l'ai fait en 2008 pour qu'on me fasse l'échographie.  Je serais probablement en bonne voie de guérison si j'avais été plus insistante, mais le mal est fait et je n'y peux rien.

 

Je pourrais en écrire encore très long sur mon parcours mais le principal a été dit et prenez en exemple les erreurs qui ont été commises afin qu'elles ne vous arrivent pas à votre tour.  Pratiquez votre auto-examen des seins régulièrement, c'est la première chose à faire. Et inscrivez-vous au programme de dépistage du cancer du sein dès l'âge de 50 ans même si le programme devrait être mis en place pour des femmes encore plus jeunes.  Demeurez et soyez insistantes lorsqu'il s'agit de votre santé.  Ne baisser pas les bras, ils finiront par vous écouter et vous faire les examens.  J'ai cru en eux, et je le regrette.  Un cancer ce n'est pas rien et nous devons être prises au sérieux lorsque nous disons avoir trouvé une masse, que nous désirons faire tous les examens nécessaires afin d'investiguer sérieusement.

 

Trop de femmes ont vécu des erreurs médicales et ne soyez pas de celles qui en vivront.  Nous connaissons notre corps mieux que les meilleurs spécialistes et lorsqu'une masse apparaît, nous seules le savons qu'elle n'était pas présente auparavant.

 

Demeurez toujours vigilantes et exigez, vous en ressortirez gagnantes et vous aurez toutes les chances pour vous en sortir.

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commentaires

nallie 27/06/2012 17:51


france


oui beaucoup comme nous on subies des erreurs médicales


j'espère qu'un jour tous s'en renderont compte


j'étais au stade 4 de la maladie je pense qu'une année de plus sans soin .....


je suis arrivée juste a temps, mais pour vivre il a fallu que je sacrifie une partie de mon corps et que je subisse la chimio et un traitement hormonal qui va durer 10 ans


et je n'ai pas retrouvé mon physique comme avant j'ai vielli et mes cheveux ne sont pas beaux du tout....


mais je suis en vie!


continus de te battre


tendrement


nallie

bfrance 27/06/2012 18:53



Chère Nallie trop de femmes ont subies d'erreurs médicales et elles en paient le prix.  Mais dis-toi que même sans erreur médicale, beaucoup de femmes choisissent de faire enlever le
sein pour être certaine que le cancer ne reviendra pas et c'est bien que nous ne l'ayons plus  ce sein.  Dis-toi que ce traitement hormonal est une sécurité pour nous et je souhaiterais
le prendre toute ma vie.  Il est certain que notre physique n'est plusle même avec l'ablation d'un sein, mais pour le reste j'ai de beaux cheveux, mais je n'ai pas fait de chimio et on me
dit que j'ai encore l'air jeune (et j'aime bien qu'on me le dise).  Ma soeur, ma belle-soeur, ma cousine ont toutes eu un cancer du sein avec de la chimio et elles ont retrouvé leur
chevelure aussi belle.  Dis-toi que tes cheveux se replaceront, laisse leur le temps. 


Je suis en vie aussi et je continue sans arrêt de me battre ne t'en fais pas.  Gros bisous!



margareth 22/06/2012 13:00


C'est bien que tu aies fait cette récapitulation des étapes successives de la découverte de ton cancer puis de tes traitements. Cela peut aider de nouvelles malades à moins s'affoler et à
anticiper sur ce qui les attends. A leur redonner espoir aussi en constatant que tout n'est pas perdu malgré les métastases.

bfrance 22/06/2012 17:46



Oui tu as raison et c'était le but.  Pour les nouvelles venues qui ne sont pas au courant de ce qui m'est arrivée, ce résumé les empêchera de devoir tout lire pour savoir ce que j'ai
vécu et les encourager à ne jamais baisser les bras.  J'espère que ça les aidera.  Bon vendredi!



Kelly 20/06/2012 20:56


Super, ton double article. Quel parcours tu as, que de douleurs. Mille biz

bfrance 21/06/2012 19:32



J'ai voulu résumer mon parcours pour les nouvelles personnes qui arrivent sur le blog, ainsi ça leur donne une bonne idée de mon histoire même si je n'ai pas tout écrit si non ça aurait
été un livre lol, bisous ma belle amie et merci d'apprécier.



Profil

  • bfrance
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. 

Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.

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