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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 03:51

Qu'est ce que l'acharnement thérapeutique?

 

Ma réponse:

 

Selon moi c'est une façon de prolonger la vie sans pour autant se soucier de la qualité de vie du patient.  Je suis contre l'acharnement thérapeutique, il ne faut pas continuer de souffrir inutilement lorsqu'il n'y a plus aucune issue.  Il ne faut pas  continuer pour rester en vie pour nos proches si notre qualité de vie est inexistante.  En général j'ose espérer que les proches savent ce qu'il y a à faire.

 

ACHARNEMENT THERAPEUTIQUE : Attitude qui consiste à "poursuivre une thérapeutique lourde à visée curative, qui n'aurait comme objet que de prolonger la vie sans tenir compte de sa qualité, alors qu'il n'existe aucun espoir raisonnable d'obtenir une amélioration de l'état du malade.

 

Qu'est ce que les soins palliatifs?

 

Ma réponse:

 

Les soins palliatifs sont des soins prodigués dans la dignité afin de permettre au patient de ne pas trop souffrir, de fournir de l'aide psychologique et un accompagnement en fin de vie.

 

 

SOINS PALLIATIFS : Ce sont des "soins actifs dans une approche globale de la personne en phase évoluée ou terminale d'une maladie potentiellement mortelle. Il s'agit de l'art d'alléger les souffrances du mourant en l'accompagnant et en prenant - au besoin et dans certaines conditions - la décision d'arrêter des traitements devenus inutiles et dérisoires (arrêt thérapeutique).

 

Ma réponse:

 

Je crois que les interprétations diffèrent souvent et il demeure que la décision finale appartient au patient concerné si sa condition lui permet de la prendre.  Dans l'éventualité que le patient ne puisse pas prendre cette décision, il en revient au conjoint et/ou aux enfants de prendre cette décision à sa place. Une décision qui a probablement été discutée au préalable entre le patient et la personne qui devra la  prendre.

 

"Arrêter un traitement ou administrer à hautes doses des antalgiques ou des sédatifs dans l'intention de soulager, même au risque d'écourter la vie, ce n'est pas de l'euthanasie."

 

Je suis entrée aux soins palliatifs en externe depuis le 2 août dernier. Lorsque j'ai pris cette décision, c'est parce que je n'avais plus d'autres choix, mon médecin n'assurait plus adéquatement le suivi thérapeutique (antidouleur).  J'ai ressenti une grande peur intérieure en faisant ce pas pour entrer aux soins palliatifs, la peur de la mort m'a traversé l'esprit.  Et pourtant je ne suis pas mourante loin de là.  Cette entrée me permettait de mettre fin à mes souffrances avec un  médecin compétent dans le domaine de la douleur, mais je  ne le voyais pas ainsi il y a à peine 3 mois.  Mes amies m'ont permis de voir cette entrée positivement et je les en remercie.

 

Aujourd'hui je ne regrette pas ce pas de fait et ma qualité de vie s'est beaucoup améliorée.  Je ne suis pas hospitalisée en soins palliatifs et ce ne sera pas pour demain, mais un jour ce moment viendra si je décide de ne pas terminer ma vie à la maison. Avec un cancer qui ne se guérit pas, nous y serons confrontées qu'on le veuille ou pas. Mon oncologue me l'a clairement dit lorsqu'il m'a appris que j'avais des métastases osseuses à la colonne aux vertèbres (D8-D9) et à la ceinture pelvienne (bassin) il y aura bientôt 3 ans.  On pleure à l'annonce, on se ressaisit  par la suite et on trouve la vie encore plus belle parce que nous la regardons d'un oeil différent. Bizarre à dire mais tellement réaliste. Jamais je n'ai trouvé la vie aussi belle  et le cancer nous apprend beaucoup sur nous. J'ai dès le départ été confiante et j'ai toujours envisager de me battre.  Le positif a pris le dessus sur le négatif  et je le  suis positive et une grande battante.

 

Jamais je n'aurais pu envisager de parler d'un tel sujet bien avant d'avoir le cancer et même depuis que je l'ai.  J'ai cheminé depuis l'annonce en janvier 2009 et ce cheminement a été  positif.  Avec un cancer, qu'il soit incurable ou pas, on apprend au fil  des semaines et des mois à côtoyer des personnes atteintes et contrairement à ce que plusieurs peuvent penser, de pouvoir en discuter au tout début avec l'oncologue, l'infirmière pivot, le médecin de famille,  et par la suite avec les patientes que nous rencontrons régulièrement et qui elles aussi font face à un cancer, ça aide énormément à voir cette épreuve différemment.

 

Lorsque l'infirmière pivot au tout début m'a invitée à visiter la salle de traitement, un noeud me nouait l'estomac et je pleurais, j'avais peur de pénétrer dans cette salle parce que pour moi ça représentait la maladie, la souffrance, les larmes, la tristesse et bien sûr la mort.  Quelle ne fut pas ma surprise d'y voir 2 dames qui recevaient leur traitement dans une atmosphère joyeuse.  Elles riaient et elles m'ont tout de suite rassurée que ce n'était pas ce que l'on pense au tout début lorsque l'on doit se faire à l'idée que  cette salle nous la visiterons pendant plusieurs mois. Cette salle j'ai appris à l'aimer, à m'y sentir bien et comprise et en sécurité.  Le personnel est formidable, et les liens qui se tissent entre le personnel et les patientes sont indescriptibles.  

 

Il faudra qu'un jour, les gens de notre entourage  qui ont peur de nous approcher, apprennent à nous côtoyer sans avoir aucune crainte, parce que nous avons beaucoup de positif à leur apporter et nous sommes fortes. La maladie m'a permis de voir la vie différemment et il n'y a pas plus positive que moi depuis cette épreuve et je crois que mon entourage peux se sentir bien à l'aise en ma présence parce que je n'ai pas fait de croix sur mes projets futurs et surtout pas sur mes rêves.  J'en ai encore beaucoup à réaliser,  et le bon vieux dicton qui  dit  su bien:  Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir et c'est absolument vrai.

 

Je suis  maintenant  aux soins palliatifs en externe, et je ne me suis jamais sentie aussi bien  depuis que j'ai fait ce choix qui me permet depuis peu de pouvoir vivre mes journées avec moins de douleur et de recommencer à renouer avec des activités de la vie quotidienne qui avaient disparues de mon quotidien depuis 8 mois.  Les soins palliatifs ont été pour moi une résurrection et je me sens revivre à nouveau.

 

 

 

http://www.evolute.fr/relation-aide/acharnement-palliatifs

 

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Published by bfrance - dans Leçon de courage
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commentaires

caro 16/10/2011 21:04


Chère France, je suis heureuse que les soins palliatifs ont pu te donner cette qualité de vie que tu as présentement et que tes douleurs soient enfin résorbées. Bisous


bfrance 17/10/2011 21:18



Merci Caro, et je sais que tu partages cette bonne nouvelle.  Les douleurs ne sont pas résorbées en totalité mais maintenant c'est vivable et je peux en profiter plus de mes
activités sans trop souffrir.  Bisous à toi!



Profil

  • bfrance
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. 

Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.
  • Je suis une femme de 60 ans, née au Québec le 7 décembre 1956. Je suis mariée et mère d'une fille de 37 ans. Mon cancer a été diagnostiqué en janvier 2009. Je continue d'aimer la vie, je la vois différemment maintenant mais je suis positive et je trouve toujours la vie belle.

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